émotion: Le mystère de la pleureuse…

photo AM 1998
Une sculpture réalisée par Théodore Rivière (photo A.M. 2021)

Pour l’éternité elle demeure assise sur son banc de pierre . immobile pleureuse, superbe dans son doigté de bronze, « orante prostrée de chagrin » immortalisé par le sculpteur Théodore Rivière, Aimée marie Noelly Tortrat pleure deux être chers disparus à un an d’intervalle . Il s’agit de son fils pierre Cadot né le 3 août 1872 et enlevé à l’affection des siens le 28 janvier 1885 à l’âge de 12 ans et de son mari, Pierre, marchand tailleur rue de l’étape né le 16 juin 1845 et décédé le 15 septembre 1886 , à 41 ans. Une couronne de pavot en pierre témoigne aussi de l’amour de Nelly pour son époux disparu.

La veuve pleure son mari et son fils disparus
Les deux médaillons de bronze réalisés par Auguste Coutin ont disparu

Le monument caveau double de douze place qui accueille la familleCadot-Tortrat et Cadot-Chalanel mis en place en août 1906 par le décorateur Ernest Kalas est fort émouvant.

Ne reste plus qu’un médaillon

Les deux êtres chers sont tout proches. Leur visage est représenté dans deux médaillons de bronze réalisés par Auguste Coutin. Ils désignent les deux anges en devenir, de mosaïque stylisés, les pieds léchés par le feu de l’éternel souvenir,  » le feu conservatoire d’un purgatoire qui propulse semble t-il ces deux amours vers le paradis ».
Une rumeur rapporte que le fils et le père seraient morts, des suites de blessures occasionnées lors de l’incendie d’un grand magasin. A ce jour, personne n’a pu confirmer ces dires. Aucun grand incendie célèbre, à notre connaissance, n’a été enregistré durant la période considérée (on ne retrouve trace que d’un incendie en 1880 dans les grands magasinsdu printemps à Paris, le fameux incendie du bazar de la charité qui a fait 400 blessés et 129 morts dont la duchesse d’Alençon étant postérieur (1897). Une information à confirmer.

Kalas : médaille d’or

Formé à l’étude de l’architecte Alphonse Gosset, Ernest Kalas à qui l’on doit le monument fut à 19 ans dessinateur à Paris chez Brunel, architecte de la préfecture de Paris. A l’école des Beaux-Arts en 1882 il fréquente des ateliers de peintres décorateurs ou il peaufine sa vocation . C’est en 1885 qu’il entre comme dessinateur chez Armand Jacques Bègues. On lui doit notamment la reconstruction de l’église de Sillery, d’Aubenton (Aisne), de Maubert-Fontaine (Ardennes), le pavillon de la champagne à l’exposition 1900 qui lui doit une médaille d’or mais aussi les superbes mosaïques qui racontent le travail du vin de champagne sur la façade des celliers Mumm, près de l’hôtel de ville (1889).

(Article réalisé en août 1998. Photo 1998 et 2021))

Alain MOYAT

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