Ernest Lefèvre-Dérodé, musicien compositeur

(Photo AM 2021)

Il aurait pu suivre la tradition familiale: devenir avocat ou conseiller général.
Ernest Lefèvre-Dérodé né le 7 juin 1853 et dont le buste réalisé par le sculpteur Eugène Bourgouin a été enlevé du cimetière par crainte des voleurs), a consacré toute sa vie à la musique.

Après des études musicales à la Maîtrise de la cathédrale placées sous la direction du maître de chapelle Etienne Robert, c’est à l’âge de 15 ans qu’il est à son tour nommé maître de chapelle en la basilique Saint-Remi pour succédera M.Hallier.
Sa carrière va ensuite être bien remplie. Il dirige l’Union chorale, l’harmonie municipale, l’école de musique et la société philarmonique créée par son grand oncle Dérodé-Géraudez sur les cendres de la Société philarmonique de la Sincérité.

Très créatif

Musiques dramatiques, sacrées, messes, musiques de chambre, morceaux d’orgues, trios, quintettes, sonates, musiques de piano, d’orchestre ou de chant, etc., Ernest Lefèvre-Dérodé prend plaisir à composer.
Il créée un opéra comique « Yvonne », écrit sur un poème de Charles Grandmougin qui sera joué au théâtre. n retiendra aussi une symphonie dramatique: « le prieur de Saint-Basle », une scène lyrique: « La veillée de Jeanne D’Arc ».
Mariée le 5 avril 1893 à Louise Dérodé, issue d’une grosse famille rémoise, Ernest Lefèvre trouve souvent l’inspiration dans la propriété familiale de Thil.
« Le talent de l’artiste trouve toute sa reconnaissance dans les nombreux prix obtenus: le prix Crescent avec « le Follet », un opéra-comique joué en 1900; le prix de la Société des hués orphéoniques pour la cantate « Fraternité » écrite sur un poème de Botrel et joué lors de l’inauguration du Petit Palais en 1900.

Souffrant de problèmes de santé, à partir de 1907, il se retire le plus souvent à Thil.
C’est dans ce petit village du canton de Bourgogne qu’il mourra deux jours après la Toussaint en 1913 d’une crise d’urémie.

Le buste original a été remplacé
Le buste aujourd’hui (photo AM 2021)

Le buste original d’Ernest-Lefèvre-Dérodé (1853-1913), compositeur de musique avait été réalisé par Eugène Bourgouin. Pour éviter qu’il ne soit volé, il a été remplacé. Il n’a pas été refait à l’identique mais a cette fois le visage tourné vers l’allée piétonnière.

(Article écrit en août 1998)

Alain MOYAT

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s