L’empreinte du sculpteur René de Saint-Marceaux

Les nombreux Rémois qui découvrent le gisant de l’abbé Miroy ne savent pas tous que cette oeuvre est due au sculpteur rémois de renommée mondiale René de Saint-Marceaux.
Cet artiste a par ailleurs réalisé plusieurs monuments funéraires. On peut encore en admirer deux autres au cimetière du Nord de Reims.

L’angoissante statue intitulée « le chemin de la vie » porte son omre chaque fin d’après-midi sur la tombe de la famille de René de Saint-Marceaux

L’une des sculptures (située dans le 4e canton) est intitulée « le chemin de la vie ». Il s’agit d’une énigmatique jeune femme, figure emblématique des souffrances humaines, courbée, angoissante, les bras tendus, le dos courbé, voilée, qui porte chaque fin d’après-midi son ombre énigmatique sur la tombe de la famille du sculpteur: son père Jean-Alexandre de Paul de Saint-Marceaux, négociant en vins de champagne (aujourd’hui Abelé) et Emile Isabelle Morizet.

Une oeuvre de Saint-Marceaux à la mémoire de Paul David (1838-1903) associé à la maison du fabricant de laine Warnier-David (photo AM 1998)
L’oeuvre de Saint-Marceaux à la mémoire de Paul David (1838-1903) associé à la maison du fabricant de laine Warnier-David (photo A.M.2021)


L’autre oeuvre, sans doute moins attachante est élevée à la mémoire de Paul David (1838-1903), associé à la maison du fabricant de laine Warnier-David et bienfaiteur puisqu’on dit qu’il a été le premier à ouvrir des locaux pour les sans abri à Reims.
Située dans le canton 22 la stèle verticale de marbre blanc, en relief, représente des âmes s’envolant vers le ciel.
« Les femmes représentent les destinées voilées drapées et voilées, le calice auréolé des
rayons mystiques du soleil: le Christ rédempteur. »

D’autres monuments funéraires hors Reims

Le monument de l’Union postale universelle réalisé par Saint-Marceaux

Célèbre pour son monument de l’Union postale universelle inauguré en 1909 à Berne, pour son « Arlequin » qui lui valut la Légion d’honneur ou le bronze intitulé tantôt « Mousse de champagne », tantôt « la vigne », René de Saint-Marceaux a réalisé de nombreuses autres œuvres funéraires: « le génie gardant le secret dans la tombe »(marbre au musée du Louvre, 1879), le buste de Félix Faure, le monument d’Alexandre Dumas fils en 1904 au cimetière de Montmartre, le monument à Marcellin Berthelot, un monument à la mémoire de Jacques de Crussol, duc d’Uzès.

Une partie du monument d’Alexandre Dumas fils en 1904 au cimetière de Montmartre à Paris

Son grand père, maire de Reims
A proximité « des chemins de la vie », la tombe d’Auguste Marie Paul de Saint-Marceaux (1790-1870), grand père du sculpteur, fondateur d’une maison de champagne (1831), ancien maire de Reims de 1835 à 1838 et de 1841 à 1845.
Après un destin politique chaotique, il démissionne pour céder la place à Carteret et se retire à Limé (Aisne) où il meurt.
On lui doit entre autre la création d’une école mutuelle à Libergier, d’une école gratuite de dessin et de peinture, la reconstruction d’un musée .

(Article paru dans l’union en août 1998)

Alain MOYAT

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